Comment obtenir le magistère ?
Les étudiants du magistère obtiennent en 1ère année la licence économie gestion (L3), en 2ème année, la première année du master (M1) mention : économie et développement international et spécialité : développement international, et en 3ème année, la deuxième année du master (M2) parcours « économie du développement » (recherche) et/ou parcours « analyse des projets de développement ».
Une moyenne de 10/20 est exigée pour passer de la première année de magistère à la deuxième année de magistère. Une moyenne de 12/20 est exigée pour passer de la deuxième année de magistère à la troisième année de magistère. Le magistère est acquis en troisième année avec une moyenne de 12/20.
Les étudiants en troisième année de magistère ont le choix entre trois options :
- suivre uniquement le parcours « économie du développement »
- suivre uniquement le parcours « analyse des projets de développement »
- suivre simultanément les deux parcours. Les étudiants qui ont choisi cette option et qui s’inscrivent ultérieurement en doctorat pourront alors, par délibération spéciale du jury, valider leur stage en présentant un article de recherche.
La délivrance du diplôme de Magistère est soumise à l'obtention du TOEFL - Test of English as a Foreign Language - avec un total de points au moins égal à 500 ou du TOEIC - Test of English for International Communication - avec un total de points au moins égal à 600
Comment choisir entre les deux parcours de troisième année de magistère ?
Parcours économie du développement (recherche)
Le parcours "économie du développement", dont le prolongement est la thèse de doctorat, vise à répondre à un besoin spécifique. L'acuité des problèmes liés à la réforme de la politique économique dans les pays en développement et en transition vers l'économie de marché, a été particulièrement manifeste au cours des quinze dernières années. Elle a fait apparaître le manque de personnels de haute qualification pour l'analyse du développement économique, tant au plan macroéconomique, qu'au niveau des filières et des projets de développement, ainsi que pour l'étude des politiques économiques. Le besoin de formation dans ce domaine de jeunes français comme d'étrangers francophones est reconnue par les principales institutions internationales travaillant dans le domaine du développement comme par les responsables français de la coopération.
Les cinq principaux objectifs de l'enseignement sont alors les suivants :
- donner une solide formation en analyse économique (macroéconomie et microéconomie), l'accent étant mis sur les instruments d'analyse particulièrement utiles à l'étude du développement ;
- permettre de situer l'ensemble des problèmes étudiés dans leur environnement international ;
- donner un enseignement approfondi sur la politique économique dans les pays en développement ou en transition, enseignement accompagné par l'examen d'expériences de divers pays ;
- donner une bonne capacité de préparation aux choix microéconomiques, en particulier par l'étude des techniques de modélisation et par l'analyse des projets de développement ;
- assurer une bonne connaissance de l'environnement social des pays.
En résumé l'enseignement vise à donner à un petit nombre de jeunes économistes, à partir de bases solides en analyse économique, une formation poussée à l'analyse des conditions et des politiques de développement, tant dans leurs aspects internes qu'internationaux, l'examen des liens entre les principes de base de l'analyse économique et les modalités de leur application aux situations réelles du sous-développement et de la transition jouant dans cette formation un rôle essentiel.
Pour répondre à ces objectifs, l'enseignement donne une place prépondérante à l'analyse économique et à la formation par la recherche. A cette fin, le travail personnel de l’étudiant, sous la forme d’étude de textes et la réalisation d’un mémoire de recherche tient une place centrale.
La maîtrise de l'anglais est indispensable : une partie des enseignements a lieu en anglais.
L'expérience a montré que les jeunes diplômés ainsi formés peuvent utilement travailler dans des organismes tels que le Ministère des Affaires étrangères, l'Agence Française de Développement, les sociétés d'étude à vocation internationale ou régionale, les grandes banques et entreprises à vocation internationale, ou être candidats, de préférence après l’obtention du doctorat, à des emplois de jeunes professionnels de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International ou d'autres institutions internationales... Ils peuvent aussi poursuivre une carrière dans l'enseignement supérieur en sciences économiques (section 05) ou dans la recherche, notamment au CNRS (section 37) à l’IRD, au CEMAGREF, au CIRAD et à l’INRA.. Quant à la formation des ressortissants des pays en développement, elle répond aussi aux besoins des administrations de leur pays de disposer de hauts fonctionnaires ayant une solide capacité d'analyse économique et de définition des politiques économiques et à ceux des Universités et centres de recherche de disposer d'économistes de niveau international.
Parcours analyse des projets de développement (professionnel)
Le parcours analyse des projets de développement, dont le prolongement normal est l'entrée dans la vie active, vise à répondre à un besoin spécifique. Dans la plupart des pays du monde (pays en développement, économie en transition, mais aussi pays occidentaux) se fait sentir le besoin de spécialistes en analyse et gestion de projets de développement et d'évaluateurs qualifiés de l'action des pouvoirs publics. Le besoin de formation dans ce domaine de jeunes français comme d'étrangers francophones est d'autant plus vif que les pays concernés doivent aujourd'hui choisir et évaluer leurs projets d'investissement et leurs opérations de développement dans le cadre de réformes générales de politique économique, de stratégies sectorielles, voire en changeant le cadre institutionnel du processus de décision (décentralisation, ...).
Les principaux objectifs de l'enseignement sont alors les suivants :
- donner une solide formation en analyse et gestion de projet ;
- permettre de situer l'ensemble des problèmes de choix publics dans le cadre général de l'économie publique, l'accent étant mis sur les fondements de l'analyse de projet et sur la place des investissements dans le champ plus large des interventions publiques.
- donner un enseignement approfondi sur la politique économique de nombreux pays dans le monde, enseignement accompagné par l'analyse de son environnement économique et social ;
- situer les projets dans un cadre sectoriel, avec l'appui de spécialistes reconnus internationalement dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie, de la santé, de l'éducation, de l'environnement et d'autres secteurs majeurs.
En résumé, l'enseignement vise à rendre un petit nombre de jeunes économistes capables d'appliquer les instruments modernes d'analyse économique aux problèmes de développement et de maîtriser les nouvelles méthodes d'analyse et de gestion de projet : il s'agit donc d'une formation qui complétée par l 'étude appliquée et un stage obligatoires, leur donne d'excellentes chances sur le marché du travail.
Pour répondre à ces objectifs, l'enseignement fait une place prépondérante aux études de cas, à l'étude d'un problème de développement, aux rencontres avec des praticiens du développement international et régional. Ces exigences se retrouvent dans le choix du stage et la rédaction du rapport.
La maîtrise de l'anglais est indispensable.
L'expérience a montré que les jeunes français ainsi formés peuvent utilement travailler dans des organismes tels que l'Agence Française de Développement ou l'assistance technique française, des sociétés d'étude à vocation internationale ou régionale, des grandes banques et entreprises à vocation internationale et les O.N.G., des institutions internationales (en particulier la Commission Européenne ou les Nations Unies) voire devenir consultants à leur compte après une expérience acquise dans un des cadres précédents. Ils peuvent aussi trouver de nombreux débouchés dans le secteur spécifique du développement local et régional ainsi que dans le domaine plus général de l'appui économique aux décisions publiques. Quant à la formation des ressortissants des pays en développement, elle répond notamment aux besoins des administrations et entreprises de disposer de cadres ayant une solide capacité d'analyse économique , de définition des politiques économiques et de gestion des projets de développement.








