Centre d'Etudes et de Recherches sur le Développement International

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AXE 2 - La macroéconomie ouverte et la coopération internationale

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L’axe macroéconomie ouverte et coopération internationale est organisé autour de trois programmes de recherche qui visent à répondre à des problèmes concrets de politique économique. Les thèmes développés sont les suivants :

La macroéconomie du développement peut être comprise comme l’application des théories macroéconomiques standards, fondées sur la rationalité individuelle et l’inter temporalité, à des situations caractérisées par de fortes imperfections de marché, une importante prévalence de la pauvreté et des asymétries informationnelles prononcées entre les agents. La méthode de recherche est hypothético-déductive, c’est-à-dire qu’elle combine la construction de modèles théoriques et la réfutation économétrique des propositions qui en découlent.

L’essentiel des travaux sont appliqués et font appel à l’exploitation des bases de données par pays. Cependant, la disponibilité accrue de données régionales et sectorielles permet des études sur des unités de plus en plus désagrégées. Les modèles théoriques utilisent la panoplie des outils de la science économique : contrôle optimal, calcul économique dans les dimensions temporelles et spatiales, théorie des jeux,…L’importance des questions de vulnérabilité a pour conséquence un accent particulier mis sur l’analyse économique du risque : utilisation de l’axiomatique de l’utilité espérée mais également des axiomatiques alternatives parfois plus adaptées à des cas extrêmes de crises de subsistance (notamment l’approche RDEU, Rank Dependant Expected Utility). Les techniques économétriques répondent aux difficultés spécifiques rencontrées dans les pays en développement et induites par l’hétérogénéité des comportements (économétrie de panel), l’endogénéité des variables explicatives (méthodes à variables instrumentales), la non-stationnarité des séries (cointégration), la nature qualitative et limitée des variables (probit, logit, tobit, …) et les problèmes de données (erreurs de mesure, données manquantes, bootstrap,…). L’utilisation d’outils de plus en plus performants ne doit cependant pas faire perdre de vue la nécessaire prise en compte des spécificités institutionnelles et historiques des pays en développement.

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